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Sortie Bio 2017 à Saint Malo

Septembre 2017
Une fois n’est pas coutume, nous n’étions que sept à partir pour cette sortie. Pour différentes raisons parmi lesquelles un heureux évènement dans l’équipe « bio », démonstration évidente que les « bio » ne se contentent pas d’étudier de manière théorique les grandes fonctions de la vie.

 

2017-09-25_Plongée_Saint-Malo_8851

Nous étions logés dans le Creps de Bretagne, qui récemment réhabilité nous a permis de bénéficier de conditions de logement très agréables, conditions favorisées par un personnel sympathique et efficace. (Pour autant sans fourniture de linge de toilette, ce qui n’a pas manqué de causer un certain embarras à plusieurs plongeurs(e)

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Nous partagions le logement avec des karatékas, (que nous nous sommes efforcés de ne pas contrarier), et différentes autres disciplines sportives, dont les contours restent encore aujourd’hui assez mystérieux….dès notre arrivée en effet, l’un de ces praticiens nous a enjoint de ne pas confondre les « cyclistes » des « cyclos », nuance qui a ouvert bien des conjectures, fils rouge de notre séjour.

Le samedi, le temps fut magnifique. Nous étions embarqués sur le Cassiopée, bateau de 28 plongeurs, sur lequel nous ne fûmes que rarement plus de 10, durant le séjour, ce qui constitua un réel confort. Dès la première plongée quelques homards et tourteaux allaient donner le ton d’une sortie très riche et variée en vie animale.

 

 

Au fils des plongées, Roussettes, lieus jaunes, seiches, saint jacques, triptérygions, antiopelles, limes et autres araignées (voir annexe 1) nous faisaient le plaisir de se montrer. Seul un « Saint-Pierre », pourtant signalé par nos hôtes et au cœur des aspirations de chacun, nous fit défaut.

Tout au long de la sortie, les très belles photos des uns et des autres agrémentaient les rotations du bateau et nos soirées.

Plongeurs habitués à la méditerranée, les contraintes de la marée, notamment un minimum d’eau pour sortir et rentrer au port, le fait d’attendre l’étale pour pouvoir plonger sans risque de se retrouver emporté par le courant en Atlantique ou en mer du nord, voire en Baltique (…), tout cela a quelque peu structuré notre séjour (et nos pratiques de plongée, le palier au parachute étant proscrit par exemple) et généré une certaine frénésie dans notre organisation, notamment les repas (très copieux et souvent partagés avec les moniteurs du club et les goélands, certains particulièrement rodés à la mendicité) et les apéros qui sont pour la plupart, passés à la trappe. A noter cependant le fait de retirer nos combinaisons sous des douches chaudes était un vrai bon moment. A cet égard, la gente féminine, magnifiquement, mais peu représentée, (1 sur 7 plongeurs) privée des échanges sous la douche a pu souvent se vanter d’être prête la première, ce qui dans le timing serré qui était le nôtre, s’est parfois senti…

Dimanche et lundi nous subîmes un véritable temps breton, ou du moins un « temps breton » tel qu’il est habituellement imaginé par les non bretons… D’ailleurs à cet égard, il parait ici important d’apporter un certain nombre de précisions sur la Bretagne.

Sur les habitants en premier lieu : si pour le commun des mortels, la notion de Bretagne revêt une certaine uniformité, localement, il n’en est rien.

1- Si on peut constater une certaine pratique commune de la langue (notamment dans l’utilisation du subjonctif) Saint-Malo n’est pas en Bretagne…
2- Les habitants du 35 sont des marins, ceux du 22 des paysans ; Pour les « 29 », c‘est indéfini, sans doute des américains compte-tenu de leur localisation géographique….quant au Morbihan ou le 44, ils ne connaissent pas (comme Alésia en quelques sorte).. ;

En Bretagne les plongées se font en « eau tiède… » (Ndlr entre 16 et 17 degré) et si quelques courants d’eau froide nous apportent la joie de rencontrer des roussettes, ces courants restent sans effet sur la température de l’eau…

Bref une région à très forte personnalité qui n’a que très peu à emprunter aux régions limitrophes (si ce n’est le cidre (Normand) qui nous était très gentiment servi à la remontée des plongées).

Nos sept plongées furent très riches et les sites, même si une visibilité très moyenne ne facilitait pas l’orientation (en tout cas celle de votre serviteur) très variés. Les deux plongées sur l’épave du Fetlar, se sont déroulées dans des conditions différentes. Après une première plongée autour de l’épave (l’épave elle –même étant très largement phagocytée par 20 plongeurs boulonnais (habitants de Boulogne Billancourt pas des chevaux) – avec araignées, congres… une seconde plongée à sept plongeurs cette fois, nous a permis de bien découvrir cette très belle épave (avec tacauds, lieux et seiches notamment). Petite surprise à la remontée au mouillage, celui-ci remontait à 7m, avant de replonger vers les profondeurs. A cause d’une forte houle la bouée s’était arrachée…une fois de plus ce fut donc une remontée au parachute, mais pour toutes les palanquées cette fois-ci….

 

Le mardi, après une très belle plongée sur le RO21, épave de la seconde Guerre Mondiale et sous un temps tout à fait clément, nous sommes rentrés vers l’ile de France, non sans avoir fait une halte à la biscuiterie XX (marque cachée) pour ramener un peu de Saint-Malo dans nos foyers.

 

2017-09-26_Plongée_Saint-Malo_9074Annexe 1
Pour une liste un peu plus complète,
– (urochordés:) Ascidies (des blanches, des coloniales petites violettes, d’autres jaunes en forme de petits champignons), botrylles,
– (ectoproctes:) roses de mer, – (cnidaires:) cerianthes, anémones vertes, gorgones,
– (arthropodes:) étrilles, tourteaux, dromies, araignées, homards, crevettes bouquet, balanes, anilocres
– (poissons:) roussettes, vieilles, tacots, congres, rouget grondin, syngnathe, blennies
– (annélides:) serpules, sabelles
– (mollusques:) ormeaux, St-jacques, crépidules, seiches, bigorneaux, patelles, (et autres bivalves, gastéropdes)
– (échinodermes:) cornichon de mer = lèche-doigt, ophiure
– (spongiaires:) éponge à mamelle jaune, éponge « orange de mer »
– (algues:) laminaires (dont un frisé, d’autres à « crampons cramponnés »),
– (plantes:) salicorne (au port)